EXAMEN DE CONSCIENCE DANS LA VIE INTÉRIEURE

À faire dans le silence et sous le regard de Dieu

Avant de commencer, se mettre humblement en présence de Notre-Seigneur et lui demander la lumière nécessaire pour connaître son âme telle qu’elle est réellement devant Lui, sans chercher ni à se justifier ni à s’accuser de ce qui n’est pas volontaire.

« Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître l’état véritable de mon âme, de reconnaître avec sincérité mes péchés, mes attachements désordonnés, mes négligences et les mouvements de mon cœur qui vous déplaisent. Donnez-moi la lumière de votre Saint-Esprit afin que je ne me trompe ni sur moi-même ni sur votre volonté. Faites-moi voir ce qui, en moi, vient de l’amour de Dieu et ce qui vient de l’amour-propre. Donnez-moi la grâce d’une véritable contrition, d’une profonde humilité et d’une ferme résolution de me convertir avec le secours de votre grâce. Ainsi soit-il. »

PREMIER COMMANDEMENT
« Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. »

Est-ce que Dieu est véritablement le premier amour de mon cœur, ou bien y a-t-il quelque chose que j’aime davantage que Lui ?

Lorsque je pense à Dieu, est-ce avec amour, confiance et reconnaissance, ou bien mon âme demeure-t-elle souvent indifférente à sa présence ?

Est-ce que je désire réellement plaire à Dieu, ou est-ce surtout l’opinion des hommes qui détermine mes pensées, mes paroles et mes décisions ?

Lorsque Dieu me demande quelque chose qui contrarie mes goûts, mes projets ou mes désirs, mon cœur se soumet-il humblement, ou bien est-ce que je résiste intérieurement à sa volonté ?

Est-ce que j’accepte réellement que Dieu conduise ma vie, ou voudrais-je plutôt qu’Il la conduise selon mes propres plans ?

Ai-je parfois préféré ma volonté à celle de Dieu tout en sachant intérieurement que je devais agir autrement ?

Est-ce que je cherche sincèrement à connaître la volonté de Dieu, ou bien est-ce que je cherche parfois à faire entrer la volonté de Dieu dans ce que j’ai déjà décidé ?

Lorsque quelque chose m’arrive que je n’avais pas prévu, est-ce que mon premier mouvement est de me tourner vers Dieu, ou de me révolter intérieurement contre ce qui m’arrive ?

Est-ce que je fais confiance à la Providence, même lorsque je ne comprends pas ce que Dieu permet ?

Ai-je nourri volontairement de la défiance envers Dieu, en pensant qu’Il m’abandonnait, qu’Il ne m’aimait pas ou qu’Il ne prenait pas soin de moi ?

Ai-je entretenu volontairement des pensées de découragement ou de désespoir au lieu de me tourner vers Dieu avec confiance ?

Est-ce que je me fie davantage à mes propres forces, à mes capacités, à mes raisonnements et à mes sécurités qu’à la grâce de Dieu ?

Ai-je eu une confiance présomptueuse, comptant sur Dieu pour me préserver du mal sans vouloir moi-même éviter les occasions de péché ?

Est-ce que je désire réellement vivre dans l’amitié de Dieu, ou bien voudrais-je conserver certains attachements auxquels je ne veux pas renoncer ?

Y a-t-il dans ma vie quelque chose que je refuse intérieurement de donner à Dieu ?

Y a-t-il une personne, une affection, une ambition, un plaisir, un bien matériel, une habitude ou une activité à laquelle mon cœur est excessivement attaché ?

Lorsque Dieu me demande de renoncer à quelque chose, est-ce que je le fais avec amour, ou bien avec résistance, tristesse et révolte intérieure ?

Est-ce que je cherche davantage à être aimé, admiré, compris et apprécié des hommes qu’à être aimé de Dieu ?

Ai-je eu honte de Dieu ou de ma foi par peur du regard des autres ?

Ai-je parfois préféré mon confort, ma tranquillité ou mon intégration parmi les autres au témoignage que je devais rendre à la vérité ?

Est-ce que je désire réellement connaître davantage Dieu ?

Est-ce que j’entretiens ma foi par la prière, l’Évangile, le Catéchisme, la prédication et la méditation ?

Lorsque j’entends une vérité qui me corrige, est-ce que mon cœur l’accueille humblement, ou est-ce que je cherche immédiatement des raisons de me défendre ?

Est-ce que je me laisse réellement former par l’Église, ou bien est-ce que je choisis seulement ce qui correspond à mes opinions ?

Ai-je volontairement entretenu des doutes contre la foi ?

Ai-je volontairement exposé mon âme à des lectures, conversations, spectacles ou fréquentations susceptibles de refroidir ma foi ou de m’éloigner de Dieu ?

Ai-je recherché ailleurs ce que je devais demander à Dieu, notamment dans la superstition, la voyance, l’occultisme ou d’autres pratiques contraires à la foi ?

Est-ce que ma vie de prière vient d’un véritable désir de rencontrer Dieu, ou est-elle devenue principalement une habitude extérieure ?

Lorsque je prie, est-ce que je cherche Dieu Lui-même, ou seulement les consolations, les réponses et les bienfaits que je voudrais recevoir de Lui ?

Est-ce que je prie lorsque je n’en ai pas envie, par fidélité et par amour de Dieu ?

Est-ce que je supporte avec patience les périodes de sécheresse dans la prière, sans abandonner Dieu parce que je ne ressens rien ?

Est-ce que je cherche dans la prière à me convertir, ou seulement à obtenir que Dieu change les circonstances qui me déplaisent ?

DEUXIÈME COMMANDEMENT
« Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain. »

Quel rapport mon cœur entretient-il avec le saint Nom de Dieu ?

Est-ce que je parle de Dieu avec respect et amour ?

Lorsque je prononce le Nom de Jésus, est-ce avec foi et révérence, ou de manière irréfléchie et habituelle ?

Ai-je laissé sortir de ma bouche des paroles irrespectueuses envers Dieu sous l’effet de la colère, de l’impatience ou de la contrariété ?

Lorsque je suis contrarié, que révèlent mes paroles de l’état véritable de mon cœur ?

Ai-je parfois utilisé les choses saintes pour donner davantage de poids à mes paroles, sans avoir une intention véritable de respecter ce que je disais ?

Ai-je promis à Dieu quelque chose dans un moment d’émotion sans avoir ensuite la volonté sérieuse de l’accomplir ?

Ai-je pris à la légère les choses saintes ?

Ai-je intérieurement manqué de respect envers Dieu, Notre-Seigneur, la Sainte Vierge, les saints, les sacrements ou les personnes consacrées ?

TROISIÈME COMMANDEMENT
« Tu sanctifieras le jour du Seigneur. »

Quel amour ai-je réellement pour le dimanche et pour la Sainte Messe ?

Est-ce que je considère le dimanche comme appartenant particulièrement à Dieu ?

Lorsque je vais à la Messe, mon cœur désire-t-il réellement rencontrer Notre-Seigneur dans le Saint Sacrifice ?

Est-ce que j’assiste à la Messe avec recueillement, ou mon cœur demeure-t-il volontairement occupé par des pensées étrangères ?

Ai-je volontairement laissé la distraction prendre toute la place sans faire d’effort pour revenir à Dieu ?

Est-ce que je cherche à participer intérieurement au Saint Sacrifice, en offrant à Dieu ma vie, mes joies, mes souffrances et mes intentions ?

Après la Messe, est-ce que quelque chose demeure dans mon âme, ou bien est-ce que je repars immédiatement comme si rien ne s’était passé ?

Est-ce que je réserve véritablement au dimanche une place pour Dieu, pour la prière, pour ma famille, pour la charité et pour le repos ?

Ai-je laissé volontairement les préoccupations matérielles envahir mon dimanche au point d’en faire un jour comme les autres ?

QUATRIÈME COMMANDEMENT
« Tu honoreras ton père et ta mère. »

Quel est l’état véritable de mon cœur envers mes parents ?

Est-ce que je les aime réellement, ou est-ce que je conserve contre eux des reproches, des blessures ou des ressentiments que je refuse de remettre à Dieu ?

Est-ce que je leur pardonne intérieurement leurs fautes et leurs imperfections ?

Ai-je tendance à ne voir chez mes parents que ce qui m’a blessé, en oubliant le bien qu’ils ont pu faire ?

Est-ce que je prie pour eux ?

Lorsque mes parents me corrigent ou me donnent un conseil, mon premier mouvement est-il l’humilité, ou bien la défense et l’irritation ?

Est-ce que je supporte d’être repris sans laisser mon amour-propre prendre immédiatement la parole ?

Ai-je entretenu intérieurement de la colère, du mépris ou du ressentiment envers une personne qui possède une autorité légitime sur moi ?

Est-ce que je cherche réellement à obéir pour Dieu, ou seulement lorsque ce qui m’est demandé correspond à ma volonté ?

Lorsque je dois obéir à quelque chose qui me déplaît, est-ce que mon cœur accepte la volonté de Dieu derrière cette obéissance ?

Ai-je nourri intérieurement le désir de contester, de résister ou de diminuer l’autorité de ceux qui ont légitimement charge de moi ?

Si j’ai moi-même autorité sur d’autres personnes, est-ce que je l’exerce comme un service, ou comme un moyen d’affirmer ma supériorité ?

Est-ce que je corrige pour le bien de la personne, ou pour soulager ma propre irritation ?

Suis-je plus sévère envers les autres que je ne le suis envers moi-même ?

CINQUIÈME COMMANDEMENT
« Tu ne tueras point. »

Quel est l’état de mon cœur envers mon prochain ?

Y a-t-il dans mon âme de la haine, du ressentiment ou un désir de vengeance ?

Est-ce que je souhaite sincèrement le bien des personnes qui m’ont fait du mal ?

Lorsque quelqu’un m’a blessé, est-ce que je cherche à pardonner, ou est-ce que je repasse volontairement dans mon esprit ce qu’il m’a fait afin d’entretenir ma colère ?

Est-ce que je nourris certaines blessures parce que mon amour-propre refuse de les laisser mourir ?

Ai-je désiré intérieurement qu’une personne souffre parce qu’elle m’avait fait souffrir ?

Ai-je éprouvé une secrète satisfaction devant le malheur de quelqu’un ?

Lorsque quelqu’un réussit après m’avoir blessé, cela me fait-il souffrir parce que je voudrais le voir échouer ?

Ai-je cherché à faire souffrir quelqu’un par mes paroles, mon silence, mon indifférence ou mon comportement ?

Est-ce que je me mets facilement en colère lorsque ma volonté est contrariée ?

Qu’est-ce que ma colère révèle de mon cœur : amour blessé, orgueil, impatience, désir de domination, besoin d’avoir raison ?

Lorsque je suis en colère, est-ce que je cherche à retrouver rapidement la paix, ou est-ce que je garde volontairement ma colère ?

Ai-je entretenu une rancune ?

Ai-je refusé intérieurement de pardonner ?

Est-ce que je prie pour les personnes qui me sont difficiles ?

Est-ce que je demande à Notre-Seigneur de bénir ceux qui m’ont blessé ?

Suis-je capable de supporter patiemment les défauts des autres ?

Est-ce que je suis plus prompt à condamner les défauts d’autrui qu’à reconnaître les miens ?

Ai-je tendance à croire que mes intentions sont toujours bonnes tandis que celles des autres sont mauvaises ?

Est-ce que je cherche réellement à comprendre avant de juger ?

Ai-je été intérieurement indifférent à la souffrance d’une personne alors que la charité me demandait de m’en préoccuper ?

Ai-je volontairement donné un mauvais exemple ?

Ai-je entraîné quelqu’un au péché, ou rendu le péché plus facile pour lui par mes paroles, mes conseils ou mon comportement ?

SIXIÈME ET NEUVIÈME COMMANDEMENTS
« Tu ne feras pas d’impureté. »
« Tu ne désireras pas la femme de ton prochain. »

Quel est mon rapport intérieur à la pureté ?

Est-ce que je désire réellement garder mon cœur pur pour Dieu ?

Lorsque surgit en moi une pensée impure, est-ce que je la rejette dès que je la reconnais, ou est-ce que je m’y attarde volontairement ?

Ai-je recherché volontairement des pensées, images ou souvenirs impurs ?

Ai-je nourri intérieurement une imagination que je savais dangereuse ?

Ai-je volontairement recherché des occasions de sensualité ?

Est-ce que je me sers parfois d’une personne pour satisfaire mon propre besoin d’affection, d’attention ou de plaisir ?

Dans mes relations avec les autres, est-ce que je respecte véritablement leur dignité de personnes créées par Dieu ?

Est-ce que je cherche à aimer d’un amour qui donne, ou d’un amour qui cherche principalement à recevoir ?

Ai-je entretenu volontairement une affection désordonnée ?

Ai-je cherché dans une relation humaine une consolation, une sécurité ou une intimité qui prennent dans mon cœur la place qui devrait revenir à Dieu ?

Est-ce que je laisse certaines relations occuper mon esprit au point de troubler ma vie de prière et mes devoirs ?

Ai-je volontairement recherché des contenus qui excitent ou entretiennent en moi le désir impur ?

Lorsque je suis tenté contre la chasteté, est-ce que je me tourne vers Dieu avec humilité, ou est-ce que je me décourage et me laisse entraîner ?

Est-ce que je veille sur mes sens, mon imagination et mes fréquentations ?

Est-ce que je cherche à vivre la chasteté comme une vertu positive, c’est-à-dire comme un amour vrai, ordonné et libre, plutôt que comme une simple interdiction ?

SEPTIÈME ET DIXIÈME COMMANDEMENTS
« Tu ne voleras point. »
« Tu ne convoiteras pas injustement le bien d’autrui. »

Quel rapport mon cœur entretient-il avec les biens matériels ?

Est-ce que je considère réellement que tout ce que je possède vient de Dieu et doit être utilisé selon Sa volonté ?

Suis-je reconnaissant pour ce que Dieu m’a donné, ou suis-je continuellement insatisfait de ce que je possède ?

Est-ce que je compare souvent ma vie à celle des autres ?

Lorsque je vois quelqu’un posséder davantage que moi, est-ce que mon cœur se trouble ?

Ai-je éprouvé de l’envie devant le confort, la réussite ou les biens d’une autre personne ?

Est-ce que je désire posséder non parce que j’en ai réellement besoin, mais parce que je veux être supérieur ou paraître davantage ?

Ai-je peur de manquer au point de mettre ma confiance dans l’argent plutôt que dans la Providence ?

Suis-je attaché à mes biens au point de ne plus savoir les donner ?

Est-ce que je sais faire une véritable aumône avec amour ?

Ai-je refusé d’aider quelqu’un parce que mon cœur était excessivement attaché à mon argent ou à mon confort ?

Lorsque j’ai causé un tort à quelqu’un, ai-je réellement désiré réparer ?

Ai-je cherché à justifier intérieurement une injustice parce qu’elle servait mes intérêts ?

Ai-je accepté un avantage que je savais injuste ?

Dans mon travail, est-ce que je cherche avant tout à être honnête et juste, ou est-ce que mon désir de réussite me conduit parfois à compromettre la vérité ?

Ai-je été intérieurement satisfait d’avoir obtenu quelque chose aux dépens de quelqu’un d’autre ?

Ai-je nourri le désir de posséder ce qui appartient à autrui ?

HUITIÈME COMMANDEMENT
« Tu ne mentiras pas. »

Quel amour ai-je réellement pour la vérité ?

Est-ce que je veux connaître la vérité même lorsqu’elle me condamne ?

Lorsque je découvre que j’ai tort, suis-je capable de le reconnaître humblement ?

Ai-je parfois déformé la vérité pour préserver mon image ?

Est-ce que je cherche à paraître meilleur que je ne suis ?

Ai-je peur que les autres découvrent mes défauts ?

Ai-je menti pour éviter une humiliation ?

Ai-je menti pour obtenir un avantage ?

Ai-je menti pour me justifier ?

Ai-je caché volontairement une vérité que j’étais tenu de dire ?

Ai-je parfois présenté les faits d’une manière qui me donnait raison tout en sachant intérieurement que je ne les présentais pas honnêtement ?

Ai-je tendance à raconter mes bonnes actions afin d’être estimé ?

Est-ce que je recherche secrètement l’admiration ?

Lorsque quelqu’un reçoit des éloges, est-ce que mon cœur souffre de ne pas être à sa place ?

Ai-je médit d’une personne parce que je voulais que les autres aient d’elle une mauvaise opinion ?

Ai-je raconté les défauts d’une personne pour me mettre moi-même en valeur ?

Ai-je éprouvé une satisfaction secrète en révélant une faiblesse ou une faute d’autrui ?

Lorsque j’entends une médisance, est-ce que mon cœur prend plaisir à l’écouter ?

Est-ce que je cherche spontanément à défendre la réputation de celui qui est absent ?

Ai-je jugé témérairement les intentions d’une personne ?

Est-ce que j’attribue facilement aux autres de mauvaises intentions que je n’accepterais pas qu’on m’attribue ?

Suis-je capable de laisser à Dieu le jugement des consciences ?

Ai-je gardé dans mon cœur une image injuste de quelqu’un malgré les faits qui auraient dû me conduire à revoir mon jugement ?

LES PÉCHÉS CAPITAUX
EXAMEN DES RACINES DU CŒUR

L’ORGUEIL

Est-ce que je désire être reconnu, admiré ou considéré comme meilleur que les autres ?

Est-ce que je souffre lorsque je ne reçois pas l’estime que je pense mériter ?

Est-ce que je supporte difficilement d’être corrigé ?

Lorsque quelqu’un me reprend, est-ce que je cherche d’abord à voir ce que Dieu veut m’enseigner, ou à démontrer que l’autre a tort ?

Est-ce que je veux avoir raison ?

Est-ce que je veux être remarqué ?

Est-ce que je cherche à donner aux autres une certaine image de moi ?

Est-ce que je me compare constamment aux autres ?

Est-ce que je cherche à me sentir supérieur ?

Est-ce que je méprise intérieurement certaines personnes ?

Est-ce que je supporte difficilement qu’une personne soit meilleure que moi ?

Est-ce que je cherche à faire valoir mes mérites ?

Est-ce que je sais reconnaître sincèrement mes fautes sans chercher immédiatement une excuse ?

Est-ce que je sais demander pardon ?

Est-ce que je sais dire simplement : « J’ai eu tort » ?

L’AVARICE

Est-ce que mon cœur est trop attaché à l’argent ?

Est-ce que je crains excessivement de manquer ?

Est-ce que je fais davantage confiance à mes sécurités matérielles qu’à Dieu ?

Est-ce que je donne avec générosité, ou seulement lorsque cela ne me coûte rien ?

Est-ce que je considère les biens que je possède comme des moyens de servir Dieu et mon prochain ?

LA LUXURE

Est-ce que je cherche dans les plaisirs sensibles une satisfaction qui devrait être cherchée dans Dieu ?

Est-ce que je laisse volontairement mon imagination s’attarder sur ce qui nourrit l’impureté ?

Est-ce que je cherche véritablement à purifier mon cœur ?

L’ENVIE

Est-ce que le bien d’autrui me réjouit sincèrement ?

Lorsque quelqu’un réussit, mon premier mouvement est-il de remercier Dieu pour lui ?

Est-ce que le bonheur d’autrui diminue le mien ?

Est-ce que je voudrais secrètement être à la place de quelqu’un d’autre ?

Est-ce que j’éprouve de la joie lorsque quelqu’un qui me déplaît échoue ?

LA GOURMANDISE

Est-ce que je cherche dans la nourriture et la boisson une consolation intérieure ?

Est-ce que je mange parfois pour calmer une tristesse, une frustration, une colère ou un vide intérieur ?

Est-ce que je sais renoncer volontairement à quelque chose qui me plaît ?

Est-ce que je suis maître de mes désirs sensibles, ou suis-je facilement dominé par eux ?

LA COLÈRE

Qu’est-ce qui met le plus facilement mon cœur en colère ?

Est-ce que je m’irrite lorsque les choses ne se passent pas comme je le voudrais ?

Est-ce que je supporte difficilement la contrariété ?

Est-ce que ma colère vient souvent du désir que les autres se conforment à ma volonté ?

Est-ce que je garde intérieurement le souvenir des offenses ?

Est-ce que je désire que l’autre reconnaisse qu’il a tort avant de vouloir moi-même faire la paix ?

LA PARESSE

Est-ce que je néglige mes devoirs parce qu’ils demandent un effort ?

Est-ce que je remets à plus tard ce que je devrais faire maintenant ?

Est-ce que je néglige ma prière parce que je n’en ai pas envie ?

Est-ce que je recherche excessivement mon confort ?

Est-ce que je fuis intérieurement tout ce qui exige de moi un sacrifice ?

Est-ce que je suis fidèle dans les petites choses que Dieu me demande chaque jour ?

EXAMEN DES ATTACHEMENTS DU CŒUR

Qu’est-ce qui occupe le plus souvent mes pensées lorsque je suis libre ?

Qu’est-ce qui me rend le plus heureux ?

Qu’est-ce qui me rend le plus triste ?

Qu’est-ce que je crains le plus de perdre ?

Qu’est-ce que je désire le plus obtenir ?

Qu’est-ce qui me met le plus facilement en colère ?

Qu’est-ce qui me blesse le plus profondément dans mon amour-propre ?

De quoi ai-je le plus besoin que les autres me donnent : affection, reconnaissance, admiration, attention, sécurité, approbation ?

Qu’est-ce que je cherche dans les autres que je devrais davantage chercher en Dieu ?

Qu’est-ce que je refuse le plus difficilement de remettre entre les mains de Dieu ?

Y a-t-il quelque chose que je demanderais à Dieu de ne jamais toucher dans ma vie ?

Y a-t-il une personne à laquelle je suis excessivement attaché ?

Y a-t-il une personne que je n’arrive pas à pardonner ?

Y a-t-il une humiliation que je n’accepte toujours pas ?

Y a-t-il une blessure que je continue volontairement à entretenir dans ma mémoire ?

Y a-t-il un plaisir auquel je ne veux pas renoncer ?

Y a-t-il une ambition que je voudrais absolument réaliser ?

Y a-t-il une image de moi-même que je cherche constamment à défendre ?

DEVOIRS ENVERS LE PROCHAIN

Est-ce que j’aime réellement mon prochain pour Dieu ?

Est-ce que je désire son bien même lorsqu’il ne peut rien me donner en retour ?

Est-ce que je sais faire le bien sans être remercié ?

Est-ce que je souffre lorsque mes bonnes actions ne sont pas reconnues ?

Est-ce que je cherche à servir ou à être servi ?

Est-ce que je remarque les besoins des autres, ou suis-je tellement préoccupé de moi-même que je ne les vois pas ?

Est-ce que j’écoute véritablement les autres ?

Est-ce que je cherche à comprendre leur souffrance ?

Est-ce que je leur accorde intérieurement le bénéfice du doute ?

Est-ce que je suis patient avec leurs défauts ?

Est-ce que j’exige des autres une perfection que je ne suis pas capable de vivre moi-même ?

Est-ce que je juge facilement ?

Est-ce que je prends plaisir à parler des défauts des autres ?

Est-ce que je suis capable de me réjouir sincèrement du bien d’une autre personne ?

Est-ce que je prie pour ceux qui me déplaisent ?

DEVOIRS DE MON ÉTAT DE VIE

Dans l’état de vie que Dieu m’a donné, est-ce que je cherche réellement à accomplir sa volonté ?

Est-ce que je considère mes devoirs quotidiens comme un moyen de sanctification ?

Est-ce que je cherche à être fidèle à Dieu dans les petites choses que personne ne voit ?

Est-ce que je fais mes devoirs par amour de Dieu ou seulement lorsqu’ils me plaisent ?

Lorsque mon devoir m’impose un sacrifice, est-ce que je l’accepte comme une occasion de ressembler à Notre-Seigneur ?

Dans mes responsabilités familiales, est-ce que je cherche véritablement le bien des personnes qui me sont confiées ?

Dans mes responsabilités professionnelles, est-ce que je cherche la justice, l’honnêteté et le bien commun ?

Est-ce que mon comportement professionnel est cohérent avec ma foi ?

Est-ce que je traite les personnes avec lesquelles je travaille comme des personnes créées et aimées par Dieu ?

Est-ce que je cherche à être fidèle lorsque personne ne me regarde ?

LA VIE INTÉRIEURE

Est-ce que je désire réellement devenir saint ?

Est-ce que je désire aimer Dieu plus parfaitement ?

Est-ce que je demande souvent à Dieu de transformer mon cœur ?

Est-ce que je cherche à connaître mes défauts pour les combattre avec la grâce ?

Est-ce que je connais mon défaut dominant ?

Est-ce que je reconnais les circonstances dans lesquelles ce défaut se manifeste le plus ?

Lorsque je tombe, est-ce que je me décourage ou est-ce que je me relève humblement avec la grâce de Dieu ?

Est-ce que je combats mes défauts avec persévérance ?

Est-ce que je profite réellement des occasions de sacrifice que Dieu m’envoie ?

Est-ce que je cherche les petites mortifications qui peuvent purifier mon cœur de son égoïsme ?

Est-ce que je sais accepter les contrariétés quotidiennes sans murmurer ?

Est-ce que je vois les humiliations comme des occasions de mourir à mon amour-propre ?

Est-ce que je cherche à pratiquer la présence de Dieu ?

Est-ce que je pense à Dieu au cours de ma journée ?

Est-ce que je remercie Dieu pour les biens que je reçois ?

Est-ce que je Lui offre mes souffrances ?

Est-ce que je Lui demande pardon lorsque je tombe ?

Est-ce que je cherche à faire tout ce que je fais sous son regard ?

Est-ce que je désire davantage la volonté de Dieu que ma propre consolation ?

Est-ce que je cherche davantage Dieu que les dons de Dieu ?

Est-ce que je veux être fidèle à Dieu même lorsque je ne ressens aucune consolation ?

QUESTIONS ULTIMES DEVANT DIEU

Si je devais me présenter maintenant devant Notre-Seigneur, qu’est-ce que je voudrais Lui demander de purifier dans mon cœur avant toute autre chose ?

Quel est aujourd’hui l’attachement dont Dieu me demande le plus clairement de me détacher ?

Quelle est la vertu que Dieu semble actuellement me demander de pratiquer avec le plus de fidélité ?

Quelle résolution concrète puis-je prendre aujourd’hui pour avancer d’un pas vers Lui ?

APRÈS L’EXAMEN

Ne pas chercher à multiplier les résolutions. Demander plutôt à Notre-Seigneur de montrer clairement ce qu’Il veut que l’on combatte et ce qu’Il veut que l’on pratique.

Se demander avec simplicité :

« Seigneur, qu’est-ce qui, dans mon cœur, Vous empêche aujourd’hui de régner pleinement ? »

Puis demeurer quelques instants en silence devant Dieu.

Enfin, réciter lentement l’acte de contrition :

« Mon Dieu, j’ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre sainte grâce, de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. Ainsi soit-il. »
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Merci @Philothée Philothée Excellent outil pour jardiner notre âme !

Merci pour se document bien fait.